Bedlam 1
Genre: Horreur , Gore , Thriller-Polar
Année: 2015
Pays d'origine: Etats-Unis
Editeur: Les Humanoïdes Associés
Collection: Comics
Scénario:
Nick Spencer
Dessin:
Riley Rossmo
Couleurs:
Jean-Paul Csuka
 

Madder Red a laissé une profonde cicatrice sur la ville de Bedlam, ce psychopathe a massacré des milliers de personnes, en choisissant de préférence les femmes et les enfants, après quelques années de tuerie et un final sanglant, la population le pense mort mais se souvient encore de ce démon...
Le tueur a en fait bénéficié d'un programme médical ultra-secret visant à enlever le mal qui est en lui, après dix années passé dans un étrange hôpital, il semble guéri, il peut désormais enlever son masque et redécouvrir le monde extérieur, sous le nom de Fillmore Press.
Mais aujourd'hui, le seul but de Fillmore est de racheter ses fautes et d'apporter quelque chose de positif à la société, une véritable épreuve pour un ex-tueur en série, il va donc tout naturellement user de son expérience de boucher maniaque pour essayer d'aider la police à résoudre ses plus terribles affaires...
Très vite l'inspecteur Ramira Acevedo va placer Fillmore tout en haut de la liste des suspects !

Après Glénat et sa grosse vague de sortie comics, voici que les humanos nous font la bonne surprise de renouer avec l'édition d'oeuvre d'outre atlantique, première sortie fracassante avec ce Bedlam résolument violent et provocateur.
Nick Spencer ("Morning Glories") nous plonge dans la psychologie de son méchant héros, d'abord tueur de masse, il peint le portrait d'un génie du mal torturé mais étincelant, ayant poussé son art morbide jusqu'à ses dernières limites, puis on découvre Filmore Press, un génie du crime oeuvrant pour le bien commun, un personnage visiblement un peu égaré et exposant maladroitement ses capacités quasi-surhumaine de déduction... on nage dans un flou qui le rend à la fois presque attachant et résolument effrayant. L'auteur joue adroitement là dessus et ne lâche vraiment aucun élément cinglant sur la réalité de sa guérison.
Riley Rossmo pose également une ambiance bien particulière, son trait semi-réaliste est très appuyé, souvent sobre, il sait donner de l'ampleur et de la folie dès qu'il faut surprendre le lecteur, de plus il possède un vrai don pour la mise en scène proposant des plans souvent variés et intéressant. Le travail sur les couleurs, signé Jean-Paul Csuka, concorde parfaitement à cet esprit, variant les tonalités en fonction de l'époque et de l'intensité du récit.
Une vraie bonne surprise, d'une violence et d'un inconfort constant, on attend avec impatience le dénouement certainement sanglant du second volume.

Note : 9/10

 

gregore

 

A propos de ce comic :

 

- Site de l'éditeur : http://www.humano.com/

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