The Zombies that ate the world 1
Titre tome: Ramenez-moi ma tête !
Genre: Horreur , Humour , Zombies , Anticipation , BD européennes
Année: 2011
Pays d'origine: France
Editeur: Les Humanoïdes Associés
Collection: Humanoïds
Scénario:
Jerry Frissen
Dessin:
Guy Davis
 

 

Ce qui devait arriver arriva, les morts sont revenus à la vie et doivent maintenant cohabiter avec les vivants. D'ailleurs, tous ceux qui ont un zombie à domicile se doivent le garder chez eux. Autant dire que les vies familiales s'en retrouve quelque peu bousculer. Heureusement, des personnes comme Karl Neard peuvent arranger la situation et vous débarrasser des ancêtres encombrant, du moins si vous n'avez pas peur de l'illégalité.

 

 

Plutôt connu pour ses catcheurs masqués de la Lucha Libre, Jerry Frissen s'est également intéressé aux zombies avec cette série iconoclaste déjà publié sous le titre "Les Zombies qui ont mangé le monde" et dont on retrouve ici les deux premiers volumes "Une odeur épouvantable" et "Les Esclaves de l'Amour" au format comics. Bien qu'étant une série initialement publié en France, ces zombies reviennent étrangement sous son nom anglophone.

Bref, c'est une nouvelle histoire de mort-vivant ; Enfin, je devrais dire une histoire de non-vivant. Le politiquement correct touche décidément tout le monde, même les trépassés revenus parmi nous. De plus et puisqu'ils sont de plus en plus nombreux, ils réclament des droits et on leur en donne. Vivants et non-vivants essaye donc de vivre ensemble, même si le racisme anti-mort semble présent et bien décidé à lutter.

Mais plus qu'une nouvelle histoire, ce sont de nouvelles histoires auxquelles on a le droit dans ce recueil. On y suit les aventures de Karl Neard, un chasseur de zombie, qui à la tête de sa compagnie peut autant vous aider à faire disparaître un mort embarrassant que vous aider à trouver un disparu revenu à la vie. Loin du héros viril, il habite encore chez sa mère castratrice et cache dans sa chambre une non-vivante qui lui sert de petite-amie. Enfin ça, c'est la version poétique...

Il ne travaille point seul, mais avec sa soeur Maggie, même si l'amour fraternel ne semble pas être une denrée partagée, et, également avec le belge Freddy Merckx, individu aussi musclé qu'il est stupide. Ce dernier semble d'ailleurs éprouver quelques sentiments pour la soeur de son ami et patron, mais celle-ci ne lui rend pas vraiment son amour. Autant dire que ça tient du miracle si cette équipe de bras-cassé arrive à faire fonctionner une entreprise.

Ceci-dit, il évolue dans un monde aussi déglingué qu'eux et leur métier les amènent à côtoyer le pire de ce futur. Le pire pour eux, mais le meilleur pour les lecteurs, car leur aventures sont teintées d'un humour noir particulièrement jubilatoire où meurtre, nécrophilie et idiotie se croisent pour arriver à des situations atroces et à mourir de rire. Ce qui n'est pas bien grave dans un monde où l'on revient aussi vite à la vie qu'on ne meurt.

Bien que composé d'histoire courte, Jerry Frissen n'en profite pas moins pour avoir une vraie ligne directrice, que ce soit par l'évolution des personnages ou les intrigues secondaires, notamment l'attente du retour du Christ à Jérusalem à travers des flash-radios ou le retour d'un mort qui pourrait provoquer un séisme politique. Même si le délire est parfois un peu trop décousu, l'auteur semble savoir où il veut nous emmener.

Le dessin est signé par Guy Davis, illustrateur habitué au fantastique puisqu'il a illustré la série "BRPD", spin-off d'"Hellboy". Son graphisme possede ici un coté très cartoon avec des visages un peu carrés, à la limite de la caricature. Il participe au ton humoristique de cette série, y apportant humour et référence comme Freddy Merckx dont le look n'est pas sans évoquer le Lucien de Frank Margerin avec sa banane à la Elvis.

 

"The Zombies that ate the world" est au final une BD qui grogne, mais ne mord pas. Si l'on sent en effet la volonté de rendre au zombie son rôle de créature sociale permettant de dénoncer les dérives de notre société, ici le racisme et l'homophobie, le récit n'arrive jamais à quitter son côté bête et méchant pour quelque chose de plus politique. L'humour ravageur de Jerry Frissen arrive tout de même à nous décrocher des éclats de rire, ce qui n'est déjà pas si mal.

 

Note : 7/10

 

Stegg

 

A propos de cette BD :

 

- Site de l'auteur :  http://fr.muttpop.com/

- Site de l'illustrateur : http://guydavisartworks.com/

- Site de l'éditeur : http://www.humano.com/

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