S.O.S danger uranium
Titre original: Agenten kennen keine Tränen
Genre: Thriller , Action
Année: 1978
Pays d'origine: Allemagne / Israël / Italie
Réalisateur: Gianfranco Baldanello (Frank G. Carroll) & Menahem Golan
Casting:
Fabio Testi, Janet Agren, Assi Dayan, Siegfried Rauch, Oded Kotler, Gianni Rizzo, Herbert Fux...
Aka: Restrisiko 100% / Kesher Ha'Uranium / A chi tocca, tocca...! / The Uranium Conspiracy
 

De l'uranium va quitter clandestinement le Zaïre où il a été extrait. Destination inconnue. C'est Renzo, un ouvrier italien qui travaille à la mine, qui prévient de ce mystère Daniel, un as de l'espionnage. Pour suivre la filière, Daniel qui en réfère à ses chefs, part pour Venise où il retrouve Renzo qui va travailler avec lui. La société qui a acheté l'uranium est domiciliée à Salzbourg : ils s'y rendent pour trouver des bureaux quasiment vides à l'exception d'Helga, la secrétaire suédoise qui ne connaît pas ses patrons.

 

 

En 1977, les producteurs israéliens Menahem Golan et Yoram Globus avaient remporté un beau succès international (et en bonus une nomination aux Oscars SVP !) avec le film "Opération: Thunderbolt", adaptation d'un fait divers qui défraya la chronique à l'époque. Produit via leur première maison de production, Noah Films (les deux hommes n'ayant pas encore racheté la Cannon), le film de Golan retraçait les grandes lignes de l’Opération Entebbe, un raid effectué par l’armée israélienne, visant à libérer les otages dont l’avion avait été détourné en vol et amené à Entebbe en Ouganda par deux terroristes palestiniens et deux terroristes allemands (joués par Klaus Kinski et Sybill Danning).

 

 

L'année suivante, les deux producteurs recherchent un nouveau sujet d'actualité, ils décident alors d'adapter une autre opération clandestine israélienne "l'Opération Plumbat". D'emblée on reconnaît la patte des deux hommes, leur opportunisme qui ne les quittera jamais et un indéniable sens de la propagande (envers Israël puis les États-Unis). Le fait divers n'étant pas aussi glorieux que la libération des otages (cette fois les Israéliens ont détourné un cargo et volé sa cargaison d'uranium), le scénario embellit quelque peu la réalité. En effet, dans les années soixante, les Israéliens ont été liés à plusieurs disparitions de matière fissible, notamment près de 90 kg d’uranium hautement enrichi disparu mystérieusement d’une installation nucléaire américaine, sans parler des morts mystérieuses et des enlèvements... Pas question pour Golan de nous présenter les services secrets israéliens sous un jour aussi sombre, pour les besoins du script, les Israéliens, aidés par un mercenaire italien (!), vont empêcher le détournement d'une cargaison d'uranium par des terroristes, d'où l'assaut du cargo pour sauver le monde libre et accessoirement s'emparer de la cargaison d'uranium...

 

 

Petit film d'espionnage au scénario assez nébuleux qui raconte le chassé croisé entre les services secrets israéliens et de vilains terroristes saoudiens, on retrouve au milieu de cet imbroglio un mercenaire italien (coproduction oblige) joué par Fabio Testi, grosse pointure du cinéma italien de genre. Durant les années septante, il enchaînera nombre de poliziesco et non des moindres : Big Racket, Luca le contrebandier, "Revolver", etc. C'est donc sans peine que l'acteur endosse la défroque de ce mercenaire, dont les aventures vont nous mener au quatre coins de l'Europe, de Salzbourg à Anvers, Amsterdam ou Venise, avec en point d'orgue une longue poursuite en canots et voitures, assez impressionnante inspirée de "Puppet on a Chain" (1971). Aux côtés de notre agent, on reconnaît dans le rôle d'Helga la belle Janet Agren, actrice venue du froid mais exilée en Italie où elle fit une carrière assez discrète mais bien remplie (Atomic Cyborg, Frayeurs, La Secte des cannibales etc.) Jamais vraiment mise en valeur, elle est régulièrement maltraitée dans ces films et finit rarement indemne (c'est notamment le cas ici), heureusement elle reste assez longtemps pour que l'on puisse en profiter !

 

 

Cela aurait pu être mieux, mais aussi bien pire, on sent que le(s) réalisateur(s) n'ont pas toujours une idée claire de ce qu'il veulent, mais s'appuient avant tout sur un cahier des charges assez complet. Une sorte de "Comment réaliser une production internationale et la vendre partout pour les nuls" : prendre une intrigue qui tienne la route (quoi de mieux qu'un fait divers ?), un acteur du genre "Ah ouais, je sais plus son nom mais je l'ai déjà vu !", une belle plante (Janet oh Janet !), des lieux de tournage folkloriques (ici un best of des "city trips" européens) et quelques scènes d'action (la poursuite en hors bord). Certains diront que cela ressemble à la recette d'un bon vieux James Bond et ils n'auront pas tort, sauf que les moyens ne sont pas les mêmes, bref c'est pas mal pour le prix !

Contrairement à "Opération Thunderbolt", SOS danger uranium ne connut pas un gros succès, mais comme son prédécesseur il est devenu assez rare, le film circule sous une kyrielle de titres suivant les pays, il existe d'ailleurs deux versions : l'une internationale (The Uranium Conspiracy) avec comme réalisateur Menahem Golan tout seul et l'autre avec Gianfranco Baldanello ("Aïe ! Toubib ne coupez pas !", "Le fils de Zorro", "Ringo ne devait pas mourir"), crédité à la mise en scène !

 

 

The Omega Man



En rapport avec le dvd :

# Plusieurs éditions VHS en France :

 

 

# Quelques photos d'explotation :

 

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